Archive pour la catégorie ‘Pensée du jour et petites phrases’

Isidore DUCASSE, comte de Lautréamont

 

Isidore, Lucien DUCASSE est né à MONTEVIDEO (Uruguay) le 4 avril 1846.

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Son père, François DUCASSE, est né le 13 mars 1809 à Bazet (canton de Tarbes, département des Hautes Pyrénées), lui-même fils de Louis DUCASSE-METTRE et de Marthe DAMARE.

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Sa mère, Jacquette DAVEZAC, est née le 19 mai 1821 à Sarniguet (canton de Tarbes, département des Hautes Pyrénées), elle-même fille de Dominique DAVEZAC et de Marie BEDOURET (site SANSET).

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Isidore DUCASSE a pris comme nom de plume : Comte de LAUTREAMONT en s’inspirant vraisemblablement du roman d’Eugène Sue, « Latréaumont » qui a fourni à Isidore Ducasse l’idée de son pseudonyme.

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Il est décédé à PARIS le 24 novembre 1870, à son domicile : 7, rue du Faubourg Montmartre, dans d’obscures conditions.

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Vous pouvez consulter son acte de décès sur les archives départementales de PARIS en ligne, en recherchant  :

  1. dans les registres d’état civil, choisir le type d’acte (décès)
  2. l’arrondissement (9ème)
  3. puis la date (24/11/1870)

vous serez alors acheminé sur le registre proprement dit. Consulter alors la page 10 en bas à gauche.

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Vous pouvez lire des extraits des Chants de Maldoror ci-dessous :

“Tremdall a touché la main pour la dernière fois, à celui qui s’absente volontairement, toujours fuyant devant lui, toujours l’image de l’homme le poursuivant. Le juif errant se dit que, si le sceptre de la terre appartenait à la race des crocodiles, il ne fuirait pas ainsi. Tremdall, debout sur la vallée, a mis une main devant ses yeux, pour concentrer les rayons solaires, et rendre sa vue plus perçante… „ Les Chants de Maldoror (extrait)

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‘Quoiqu’il ne possédât pas un visage humain, il me paraissait beau comme les deux longs filaments tentaculiformes d’un insecte; ou plutôt, comme une inhumation précipitée; ou encore, comme la loi de la reconstitution des organes mutilés; et surtout, comme un liquide éminemment putrescible!’ Les Chants de Maldoror (extrait)

ou encore en cliquant sur le lien ci-dessous :

Les Chants de Maldoror

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Préférez-vous écouter :

Les Chants de Maldoror de Jorge Amat


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‘Le grand désenchanteur – Isidore DUCASSE Comte de LAUTREAMONT (1846-1870)

A l’ombre de ce qui fut le temple de la finance, dans ce quartier de la Bourse du 2ème arrondissement de PARIS, a vécu, erré, écrit, rêvé, l’un des grands esprits négateurs du XIXème siècle : celui qui a chanté avec Maldoror ‘le puéril revers des choses’.

Isidore DUCASSE a en effet successivement habité entre 1867 et 1870 rue Notre-Dame des Victoires (au numéro 23), rue du Faubourg-Montmartre (au numéro 32),

rue Vivienne (au numéro 25) avant de revenir Faubourg Montmartre (au numéro 7) où il mourut le 23 novembre 1870. C’est aux alentours de ces quelques rues, principalement sur la rive droite du fleuve, entre la gare de l’Est et au nord et le jardin des Tuileries, au sud, que l’on retrouve les traces écrites de ce ‘rêveur définitif’. Mais, écoutons la voix de Maldoror et suivons le un moment dans ses déambulations à la poursuite du jeune Mervyn :

‘les magasins de la rue Vivienne étalent leurs richesses aux yeux émerveillés (…) Huit heures ont sonné à l’horloge de la Bourse.

Ce n’est pas tard (…)’

Isidore DUCASSE fut inhumé le 25 novembre 1870 au cimetière du Nord, l’actuel cimetière Montmartre, avant d’être exhumé l’année suivante pour quelque obscure raison de concession temporaire. Il avait composé, en vain, cet épitaphe :

Ci-gît un adolescent qui mourut poitrinaire. Vous savez pourquoi. Ne priez pas pour lui’.

Rémy RICORDEAU* : UN PARIS REVOLUTIONNAIRE (émeutes, subversions et colères)

sur une idée de Claire AUZIAS (L’Esprit frappeur avec Dagorno), imagé par GOLO


* auteur de PUTAIN D’USINE, film documentaire en collaboration avec Alain PITTEN et Jean-Pierre LEVARAY

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Michel ZINBACCA : le rhinocéros de Lautréamont – La vérité pratique

Voir : UN PARIS REVOLUTIONNAIRE, Emeutes, subversion,s colères, imaginé par Claire AUZIAS,

‘l’esprit frappeur’ DAGORNO

Depuis le 23 juin 1884, un rhinocéros en bronze, long de 3,30 m et haut de 1,75 m, situé à la lisière du jardin des Tuileries juste en face de la rue Castiglione, prête littéralement le flanc à la ‘balle cylindroconique’ de Maldoror, invisible mais éternelle, au sommet de la colonne Vendôme.

Tant du point de vue de ‘l’aspect inaperçu de la structure du temps’ (John Donne) que celui, rimbaldien, de la poésie prophétique, l’apparition on ne peut plus matérielle de cet animal, au lieu même qui lui était assigné par Lautréamont quinze ans plus tôt, est à la fois un signe irrécusable de la faillite et de l’anéantissement imminent du rationalisme d’une part, de la toute-puissance de la poésie d’autre part, lorsqu’elle se prend à magnétiser réellement ‘les florissantes capitales’

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‘Le rhinocéros avait appris ce qui allait arriver. Couvert de sueur, il apparut haletant, au coin de la rue Castiglione. Il n’ eut même pas la satisfaction d’ entreprendre le combat. L’ individu, qui examinait les alentours du haut de la colonne, arma son revolver, visa avec soin et pressa la détente. Le commodore qui mendiait par les rues depuis le jour où avait commencé ce qu’ il croyait être la folie de son fils, et la mère, qu’ on avait appelée la fille de neige, à cause de son extrême pâleur, portèrent en avant leur poitrine pour protéger le rhinocéros. Inutile soin. La balle troua sa peau, comme une vrille’

(extrait du chant 6)