Archive pour avril 2010

QUE FAITES VOUS EN CE MOMENT ?

 

JE LIS : LA MORT N’OUBLIE PERSONNE

Un livre de Didier DAENINCKX

Jean RICOUARD, après bien des années, raconte sa jeunesse brisée par la guerre, son corps martyrisé par la torture, tout ça parce qu’en 1944 il était entré à 17 ans dans la résistance.

Après sa libération il se marie avec celle qui lui avait donné son premier baiser avant son arrestation mais bien vite sa vie tourne au cauchemar. Un juge, qui officiait du temps de Pétain condamne son capitaine de résistance, Camblain, à la peine de mort et lui-même écopera de 7 ans de prison, tout ça parce que certaines punitions avaient été infligées à des collabos mettant en danger le réseau.

Bien des années plus tard, alors que la vie a repris son cours, son fils Lucien, traité de « fils d’assassin » dans la cour de son lycée sera retrouvé noyé …

Vingt cinq ans plus tard, c’est un camarade de classe de Lucien, devenu journaliste, qui interroge le père sur son passé mais qui en fait revient aussi sur l’histoire du fils.

Didier DAENINCKX nous offre ici une très belle écriture d’un roman qui ne peut laisser personne insensible avec une atmosphère réelle d’une région (le Pas-de-Calais) que l’on ressent à chaque page.

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JE LIS : LA MORT EST MON METIER

Un livre de Robert MERLE

C’est le récit de la vie de Rudolf Lang (ou plus exactement Rudolf Hoess, à ne pas confondre avec Rudolf Hess), d’abord enfant obéissant à un père autoritaire qui veut en faire un prêtre, il s’engage à l’adolescence dans les corps francs. A la suite du meurtre d’un communiste il est condamné à 10 ans de prison, mais libéré avant la fin de sa détention, il est appelé par Himmler pour superviser le camp de Dachau, puis il est nommé chef du camp d’Auschwitz où il va mettre son intelligence au service de la cruauté et véritablement inventer les salles de « douche » qui servaient en réalité au gazage des prisonniers.

Robert MERLE nous décrit ici un homme sans sentiment, qui exécute avec minutie les ordres et qui, puisqu’il est commandé, ne remet nullement en cause le fait d’exécuter des êtres humains. Au suicide d’Himmler il se sentira complètement abandonné puisque ce dernier aurait dû, à son sens, endosser l’entière responsabilité de son subordonné. Au procès de Nuremberg, il dira qu’il n’a fait qu’exécuter des ordres et qu’il s’aperçoit désormais que ceux-ci n’étaient pas les bons ; il endosse en revanche la responsabilité des ordres donnés à ses subalternes…

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JE REGARDE : LA VIE DES AUTRES

Un film de Florian HENCKEL Von DONNERSMARCK

Le capitaine WIESLER, agent de la Stasi, est chargé de la surveillance de DREYMAN,  auteur  de théâtre reconnu, qui vit avec la belle actrice Christa.

Christa, obligée de subir les avances du ministre de la culture se calme à coup de médicaments.

Le ministre, qui veut évincer son rival, fait alors pression sur l’agent WIESLER, par l’intermédiaire du Commissaire GRUBIT, afin de faire absolument « tomber »  DREYMAN,  dont l’appartement est sous écoute constante,  apparemment sans succès. Néanmoins, DREYMAN, après le suicide de l’un de ses amis mis au placard depuis des années, décide de réagir et d’écrire un  papier qu’il fera passer à l’Ouest. Un ami lui prête alors une machine à écrire non recensée par les services de l’Etat, pour taper son  article. Pendant ce temps, WIESLER écoute et … agit …

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JE REGARDE

EXPO GABRIEL OROZCO

l’artiste qui veut rester un enfant

je dirais l’artiste à qui on a offert un compas lorsqu’il était enfant

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JE REGARDE : Mr NOBODY

Un film de Jaco VAN DORMAEL

Quand des parents demandent à leur enfant de choisir : tu reste avec papa

ou tu pars avec maman ?

Triste dilemme ! mais tant qu’on n’a pas choisi tout reste possible…

Mister NOBODY n’a pas su choisir, alors il a vécu les deux, ou même bien plus que ça et maintenant qu’il est vieux, très vieux, il ne souvient plus, ou bien il se souvient trop …

Voici un film de Jaco VAN DORMAEL qui rappelle par certains côtés son précédent film

‘Toto le héros’ (premier long métrage de Jaco VAN DORMAEL – 1991)

Romantique, poétique, drôle, tendre.

(clic sur image)

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JE LIS : LA ROUTE DE TOUS LES DANGERS

Un livre de Kris NELSCOTT

Sur fond de grève des éboueurs à Memphis et de manifestation pour l’intégration dans les années 68, Smokey Dalton, détective bricoleur comme il aime se définir, « nounou » de Jimmy à l’occasion, reçoit dans son bureau, Laura, jeune, belle, riche et … blanche, qui lui annonce que sa mère tout juste décédée lui a légué une partie de l’héritage familial, à lui, un noir…

Après avoir laissé tomber leurs griefs respectifs, tous deux vont mener l’enquête sur cette énigme et Laura verra sa vie bouleversée par ce qu’elle apprendra alors que Smokey revivra les moments douloureux de son enfance.

Dans cette même ville, le 4 avril de cette même année, Martin Luther King se fait assassiner…


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JE REGARDE : NOSFERATU

FANTOME DE LA NUIT

Un film de Werner HERZOG

avec la très belle Isabelle ADJANI

tout le monde connaît DRACULA, et bien là c’est Klaus KINSKI qui tient le rôle…

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JE LIS : UN PAYS A L’AUBE

Un livre de Dennis LEHANNE

(prochain commentaire ici)

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JE REGARDE : LES VIEUX SONT NERVEUX

Un film de Thierry BOSCHERON

Les ‘vieux’ d’une maison de retraite font un bien étrange manège. Laissés pour compte par leur famille, ils trafiquent de médocs afin de garder un peu de peps pour éliminer les ‘mickeys’, c’est-à-dire les jeunots qui ressemblent à ceux qui les ont placés là.

Mais survient Gabriel.

A la suite d’un accident, Gaby, la cinquantaine, a été placé avec eux par sa femme et l’amant de celle-ci.

Quand les viocs vont en forêt, faire « du ménage », Gaby les accompagne mais son état de légume ne lui permet pas de s’interposer et il ne peut qu’être témoin inerte.

Mais ça va changer…


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JE LIS : LE LIVRE DE JOE

Un livre de Jonathan TROPPER

Pour l’achat de deux livres, on m’en a offert un troisième et je me suis dit oulàlà...

Les deux premiers étaient inintéressants et je ne vous en parlerai donc pas !

En revanche ‘le livre de Joe’, commencé avec une certaine appréhension s’est révélé prenant et très intéressant.

Joe est riche, mais c’est un trou du cul et il le sait. Il vit à Manhattan. Il a écrit un livre à succès directement tiré de sa vie à Bush Falls. Son roman a néanmoins ridiculisé les habitants de cette petite ville de province. Quand il revient sur place au chevet de son père mourant, on ne peut pas dire qu’il soit accueilli à bras ouverts par la population…

Jonathan TROPPER nous promène dans les allers-retours de son adolescence à sa visite de retour à Bush Falls et c’est assez croustillant.

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JE LIS : SUKKWAN ISLAND

Un livre de David VANN

Un père de famille, Jim, divorcé deux fois, emmène pour un an son fils de 13 ans, Roy, sur l’île déserte de Sukkwan en Alaska.

Ce roman est écrit en deux parties. Le père semble peu conscient des problèmes qu’ils vont rencontrer face à la nature difficile de l’île et, de plus, connaît mal son fils puisqu’auparavant ils n’avaient pas beaucoup de contact. Très vite, ils doivent s’organiser pour pêcher, chasser, rafistoler la maison et faire face au froid et aux ours. Peu de temps donc pour lire ou pour parler. Pourtant, chaque nuit, Jim pleure et Roy est obligé de supporter les confidences de ce père qui lui semble bien étrange. Peu à peu, on comprend que le père n’est pas Jim, mais en fait Roy, qui est le plus adulte des deux, qui prend les bonnes décisions, qui est plus clairvoyant…

Pourtant, fin de la première partie, c’est le drame…

La seconde partie (qui n’est pas la plus intéressante à mon sens) renforce l’idée que Jim est vraiment immature, mais peut on toujours demander aux adultes d’être parfaits ?

Je pense que ce roman, écrit par David Vann, n’aurait pas été ce qu’il est si le père de l’auteur ne s’était pas suicidé à l’âge de 40 ans.

Bizarrement, je regarde ECHO, qui traite ‘presque’ du même sujet.

(Regardez plus bas)

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Un père séparé de sa femme, s’enfuit avec son fils dans une maison isolée. L’enfant est jeune mais comprend assez vite la situation et noue avec son père des liens très forts.  Alors qu’il pose plein de question sur l’enfance de son père, des images refont surface dans la tête de celui-ci

et des situations dramatiques qu’il a vécues.

Ce film fait penser au livre de David Vann dont je parle plus haut.

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JE REGARDE : BLINDNESS

Un film de Fernando MEIRELLES

Dans la ville, un homme perd la vue, puis un autre et un autre encore…

bientôt l’épidémie s’étend et les malades sont ‘parqués’ dans un hôpital désaffecté.

Le docteur lui-même est atteint mais sa femme qui a refusé de le laisser seul a été obligée de faire croire aux autorités qu’elle aussi était aveugle.

En réalité, elle est la seule à ne pas être touchée par la maladie. La vie s’organise en trois dortoirs mais très vite la violence va s’installer…

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JE LIS : CHIMERES

Un livre de Nuala O’FAOLAIN

Kathleen est une journaliste irlandaise travaillant en Angleterre. A l’aube de ses 50 ans, elle fait le point sur sa vie. A ce moment là elle perd son meilleur ami et collègue de travail et décide de tout quitter pour rentrer dans son pays natal.

Elle veut écrire l’histoire d’une artisto anglaise éprise de son palefrenier irlandais au temps de la famine, et dont le mari a demandé le divorce.

Mêlant la vie actuelle, les souvenirs et le projet du livre, l’auteur(e) nous montre l’animosité entre l’Irlande et l’Angleterre, mais en même temps elle écrit un roman dans le roman.

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JE REGARDE : LA LUNE DANS LE CANIVEAU (1983)

Film de Jean-Jacques BEINEIX

Gérard (DEPARDIEU en vrai) traite son existence sordide entre son père et la compagne de celui-ci, Lola (Victoria ABRIL). Il fréquente les bars et traîne dans les ruelles, principalement dans celle où sa sœur s’est suicidée après un viol.

Il rencontre dans un des bars minables où il a ses habitudes, Loretta (Nastassja KINSKI), une fille des quartiers chics, élégante et riche, à la recherche de son frère qui écume les bars louches.

Si le scénario ne vous inspire pas, regardez quand même ce film pour sa beauté cinématographique incroyable.

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JE REGARDE : SLEEPERS (1996)

Film de Barry LEVINSON

Michael, Lorenzo, Tommy et John, encore enfants, ont été condamnés à la suite d’un « accident », et ont passé quelque temps dans une maison de redressement, subissant brimades et sévices en tous genres de la part du gardien Nokes.

Onze ans plus tard, Tommy et John abattent  Nokes dans un bar. Ils risquent une très lourde condamnation. Michael qui est devenu substitut du procureur et Lorenzo, journaliste, vont prendre en main la défense de leurs deux copains d’infortune…

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JE LIS :  L’ETERNAUTE

une bande dessinée argentine. Je n’ai pas commencé par le tome 1, mais par le tome 3 ; ça fait rien c’est bien quand même, bien que cet ouvrage me fasse penser à un film de SF. La première édition étant de 1957 ou 1959, je pense donc que ce sont les cinéastes qui se sont inspirés de l’œuvre, plutôt que le contraire.

Les auteurs sont Hector G. OESTERHELD (ses quatre filles et lui-même ont été tués par la junte militaire de Videla) et Francisco SOLANO LOPEZ

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JE LIS : LA ROUTE – Cormac McCarthy


Roman récompensé par le prix Pulitzer de la fiction en 2007

Imaginez un pays entièrement dévasté, qui n’a plus ni végétation possible, ni poisson dans la mer, ni oiseau dans le ciel ni aucun animal sur terre, un décor apocalyptique donc, avec quelques rescapés, dont un homme et son fils dont nous suivrons la route.

La cendre noire et mouillée recouvre toute chose. Le vent et la pluie s’abattent sans cesse et l’homme et son fils doivent avancer pour trouver parfois un maigre butin et se nourrir ou pour échapper aux survivants, avides eux aussi de nourriture, même humaine.

Ils avancent tout en fuyant, se reposent parfois, se trouvent confrontés à des situations difficiles, mais avancent toujours…

A la fin de ce périple, je me demande : « pourquoi avance-t-on quand il n’y a plus d’espoir » ?

Un film a été tiré de ce roman, mais je ne l’ai pas vu. Et vous ?

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Je relis pour la énième fois 1275 âmes de Jim THOMPSON

et j’y prends toujours autant de plaisir,

Nick Corey, shériff de la bourgade de Pottsville a bien des ennuis

car il veut ne pas déplaire et être réélu, mais sous son air bonasse et idiot, c’est un grand malin

Jim Thompson tourne tout en dérision et cynisme pour la joie du lecteur

Un film a été tiré du livre : Coup de Torchon, de Bertrand Tavernier

Lisez aussi « les arnaqueurs » du même auteur

(mais ne regardez pas le film !)

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JE REGARDE : CANINE

du grec Yorgos Lanthimos.

Le titre original est « Kynodontas »

Il s’agit une famille, papa, maman et leurs trois enfants. Pour « préserver » les enfants, déjà presque adultes, des dangers du dehors, les parents ont érigé une très haute barricade autour de la propriété  familiale, avec interdiction de la franchir sous peine des plus graves dangers.

Pas de télévision, pas de lecture, pas de téléphone (???), pas de visite dans cette propriété, sauf une « prostituée » pour les besoins du fils, mai tout risque de déraper. Film surréaliste contemporain avec une fin un peu coupée à ras bord, ce qui est un peu dommage…

(clic sur image)

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JE LIS : DOPE de Sara Gran.

Joséphine, dite Joey, est recrutée comme « détective » pour retrouver Nadine, la fille d’un couple aisé, qui s’est laissée entraîner sur le chemin de la « dope ». Joey devra retourner dans tous les lieux qu’elle a jadis connu quand elle  était accro… Maintenant qu’elle est clean, ça va être dur pour elle…

Sara Gran est née en 1971 à Brooklyn et Dope est son premier roman.

Pas mal pour un début dans l’écriture Sara

dope Sara Gran

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JE LIS : LE JOUEUR D’ECHECS

de Stefan Zweig.

Le joueur d’échecs c’est peut être bien l’auteur lui-même et il joue avec les mots et surtout… avec le lecteur…

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JE REGARDE : LE RUBAN BLANC

Michael HANEKE

Très belles images, portraits au vitriol, énigme…  mais la fin est déconcertante.